Qu’est-ce qu’une AMAP ?

Lundi 15 mai 2017, par Animateur du réseau régional // Le système AMAP

Une AMAP est l’acronyme de Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne.
Elle naît de la rencontre d’un groupe de consomm’acteurs (amapiens) et d’un paysan (éleveur, maraîcher...) prêts à s’engager mutuellement autour d’un contrat respectant la charte nationale. Elle correspond à un esprit qui se décline en principes et règles de fonctionnement... avec des souplesses possibles : chaque AMAP est unique mais toutes ont un socle commun que constitue la Charte Nationale des AMAP.

Qu’est-ce qu’une AMAP ?

Les AMAP se sont créées en France sur des modèles qui existaient déjà dans d’autres pays (USA, Canada, etc.), eux-mêmes inspirés des Teikei japonais.

Il s’agit d’un système basé sur l’engagement mutuel d’un producteur et de consommateurs organisés en association loi 1901 (de fait ou déclarée en préfecture). C’est donc une forme de vente directe.

Le partenariat entre amapien-ne et paysan-ne se base sur ces 5 principes :

- Une démarche d’agriculture paysanne
- Une pratique agro-écologique
- Une alimentation de qualité et accessible
- Une participation active dans une démarche d’éducation populaire
- Une relation solidaire contractualisée sans intermédiaire

Chaque adhérent de l’AMAP signe un contrat avec le producteur pour une certaine durée et paye à l’avance une partie de la récolte. En contrepartie, le producteur s’engage à produire sans pesticide ni engrais de synthèse, dans le respect de la charte de l’agriculture paysanne, et à livrer cette récolte sous forme de « paniers » chaque semaine (ou à une autre fréquence en fonction du type de production). Les adhérents sont solidaires des aléas de la récolte : suivant les saisons ou les années, les paniers seront plus ou moins importants sans incidence sur le prix. Ils s’engagent également à organiser à tour de rôle les livraisons avec le producteur, dans un esprit de solidarité, de convivialité, de transparence et de compréhension.

Le choix des variétés à cultiver ainsi que le prix du panier sont discutés régulièrement entre les deux parties, dans un souci d’équité. Pour assurer au producteur un revenu et un temps de travail décents, on discute de ce qui semble « juste » au regard des situations de chacun.
Les rencontres sont très importantes, lors de réunions et sur les lieux de production pour qu’une compréhension réciproque s’instaure ; le maître mot étant la confiance... à entretenir.

Pour faciliter l’accès aux personnes à faibles revenus, plusieurs systèmes basés sur la solidarité sont déjà à l’œuvre un peu partout en France :
- aide du département via les CCAS
- système de barèmes selon le revenu (différents niveaux de prix de panier selon le revenu de chaque adhérent, au bon vouloir et en comptant sur la bonne foi de chacun : encore une question de confiance),
- sans doute d’autres expériences qu’une mise en réseau nationale permettra de mutualiser
- et tout ce qu’il nous reste à inventer.