Rencontre Inter-AMAPs du 04 juillet 2009 : Accompagner et développer les AMAP

Jeudi 23 juillet 2009, par Animateur du réseau régional // 4. Comptes rendus

Réunion Inter-AMAP NPDC

Sur l’organisation du développement et de l’accompagnement des AMAP en région

Le samedi 4 juillet 2009, à CLISS XXI Liévin

Étaient présents :

André Anckière, producteur de l’AMAP du Favril Valérie Krieger, membre du bureau de l’AMAP du Favril

Perrine Feutry, membre de l’AMAP de La Madeleine (en projet) Frédérique Georjon, membre de l’AMAP de La Madeleine (en projet)

Nelly Thienpondt, secrétaire de l’AMAP de Lomme : « Lomme de Terre »

Martine et Gilbert Vampouille, producteurs de l’AMAP d’Angres (l’AM) Lucien Petit, membre de l’AMAP d’Angres Olivier Ménager, membre de l’AMAP d’Angres

Sylvain Cocquempot, producteur de l’AMAP de Bruay : « le Panier de Marie Groëtte »

Romuald Botte, producteur de l’AMAP des Weppes, avec son amie Eglantine(l’AM) Gérard Catteuw, co-président de l’AMAP des Weppes (le matin) Edith Accadebled, co-présidente de l’AMAP des Weppes Pascal Ségier, membre de l’Instance Décisionnelle de l’AMAP des Weppes

Dominique Peyre, salariée d’AVENIR Laurence Carré, salariée d’AVENIR pour les AMAP

Olivier Gaya, de la toute nouvelle AMAP de Tressin était attendu et a eu un empêchement d’ordre familial important, en dernière minute. Tous les absents sont bien sûr excusés : ceux qui nous avaient proposé d’autres dates via Doodle et tous les autres.

Nous remercions particulièrement Olivier Ménager et Lucien Petit de l’AMAP d’Angres d’avoir recherché une salle pour nous accueillir et CLISS XXI de nous avoir prêté sa salle... ainsi que sa cour pour nous y organiser un barbecue avec les saucisses de La Maillotine ! (en plus des contributions culinaires de chacun-e).

Déroulé de la journée : 11h15-13h15 et de 14h30-16h(30)

→ Rappel du but de la réunion : comment fait-on pour continuer à accompagner les AMAP dans la région, dans le respect de la Charte nationale de AMAP ?

→ Présentation du programme de la journée

→ Tour de table des participants

→ Petit état des lieux :  la précarité du poste d’accompagnement des AMAP à AVENIR (6 mois à 60%, attentes décisions des financeurs potentiels, départ de Laurence Carré prévu dès le départ et remplacement à envisager... ou pas ?)  les missions assignées à ce poste (ce qui est fait et ce qui reste à faire et/ou à continuer)  les autres structures compétentes dans l’accompagnement des AMAP et les partenaires  l’état des lieux des AMAP et projets d’AMAP en région à ce moment  l’ouverture publique du Site Internet régional des AMAP www.amap5962.org

→ Une demi-heure en groupes de 3 à 4 personnes avec rapporteur pour réfléchir aux questions suivantes : quels besoins pour les AMAP en région ? Quelles priorités ? (notamment par rapport à la question des financements) Qui peut faire quoi ? (par rapport aux besoins identifiés).

→ Une mise en commun des réflexions et propositions des 3 groupes

Auberge espagnole » flamande, poitevine et autres.

→ Rappel par AVENIR du caractère non acquis du poste d’AVENIR pour les AMAP : précarité, avis divergents, etc.

→ Tentative de synthèse des réflexions des 3 groupes par Dominique et Laurence quant aux besoins identifiés et l’ordre des priorités

→ Débat et propositions sur le « qui fait quoi ? »

→ Après 16h, avec ceux qui avaient la possibilité de rester encore un peu : regard sur le Site Internet et son fonctionnement actuel... en attendant vos propositions, corrections (bienveillantes évidemment), etc.

Tentative de synthèse des besoins exprimés

(par les présents, et les absents qui avaient répondu aux questions envoyées par courriel) [1] :

1. Sensibiliser, communiquer

Informer et sensibiliser les producteurs en place (possibilité d’entrer par un argumentaire économique en envisageant une évolution des pratiques vers le Bio) ou futurs producteurs (via les lieux de formation) à l’intérêt du système AMAP.  Informer le « grand public » à l’esprit et au système AMAP ; sensibiliser des personnes prêtes à s’investir dans la proximité pour rechercher d’autres personnes susceptibles de s’engager comme amapien-ne-s, des producteurs intéressés et parfois des terres pour installer un nouveau producteur. Les sensibiliser sur les aspects positifs mais aussi contraignants de l’AMAP (périodes creuses, moindre variété de légumes parfois, etc.)  Informer et sensibiliser les élus, peut-être via un « guide des pratiques », un « mémento des démarches » (expériences, modalités diverses d’organisation, etc.). Aider les porteurs de projet d’AMAP à argumenter ainsi auprès de leurs élus (pour obtenir des terres, une aide quant à l’installation d’un paysan, le maintien d’une agriculture paysanne sur leur secteur, l’obtention d’un local, la sensibilisation des habitants, etc.).  Communiquer entre AMAP, sur les démarches, expériences et questionnements des uns et des autres. D’abord ici dans le Nord-Pas-de-Calais, mais aussi avec d’autres AMAP d’autres régions.  Communiquer avec les partenaires, institutions et tout organisme plus ou moins institutionnel, à partir de nos démarches.  Mettre en place un Site Internet régional des AMAPMettre en place un cahier plus ou moins trimestriel, nourri par les témoignages des différentes AMAP de la région.

2. Accompagner les AMAP, dans leur création et dans leur vie

Aider au démarrage par : des documents-références [2], un guide pratique ou mémento des démarches des autres AMAP de la région (qu’est-ce qui fait que cette AMAP « a réussi ? », aspects juridiques et organisationnels, différence entre milieu rural et ville), des personnes ressources, une aide à la recherche de terres, de producteurs, d’amapiens et au montage du groupe en AMAP  Pour les AMAP déjà constituées : améliorer la communication interne et externe (un chargé de communication dans chaque AMAP ?), tenter de diversifier les produits (donc autres contrats AMAP avec d’autres producteurs que maraîchers) pour attirer et fidéliser les amapien-ne-s, mutualiser les listes d’attente et d’adhérents pour organiser dans la proximité (AMAP avec listes d’attente et AMAP en recherche d’adhérents).

3. Accompagner les producteurs en AMAP

Nous avons repéré que, malgré la présence de producteurs, peu de besoins étaient exprimés quant à l’accompagnement des producteurs en AMAP. Tout de même, quelques idées :  Des échanges d’expériences  Des échanges de produits  Des chantiers communs (et pas seulement en interne des AMAP)  Veiller à la transparence sur le rapport prix du panier / revenu du producteur / travail fourni par celui-ci dans le sens d’un souci accru d’équité : il est fait le constat que souvent les producteurs travaillent « trop » pour ce qu’ils gagnent réellement ! Comment les aider à sortir de cette situation, en particulier quand le producteur ne vend pas qu’en AMAP ?

On remarque évidemment que l’information, la sensibilisation et l’accompagnement se croisent largement.

Synthèse des propositions pour répondre à ces besoins :

AVENIR a perçu que les participants étaient partis en réflexion avec l’idée du poste régional comme étant acquis... ce qui n’est pas le cas. Un rappel a donc été fait de sa précarité et de sa remise en cause possible. La réaction collective a été de vouloir le maintenir, en particulier en lui assignant certaines missions prioritaires à ce niveau (régional) et en manifestant la volonté de s’impliquer pour soutenir son maintien.

Donc un poste régional ? OUI, porté par un collectif.

1. Un collège solidaire régional

Un collège solidaire régional, ouvert, qu’AVENIR pourrait mobiliser 3 à 4 fois par an. Ce collège solidaire pourrait accompagner l’autonomisation progressive de l’animation régionale des AMAP par rapport à AVENIR. Première rencontre : à la rentrée.

2. Le poste régional aurait comme missions de :

 Être un pivot en terme de communication.  Mettre en réseau les AMAP, porteurs de projets d’AMAP, paysans et porteurs de projets d’installation, et dynamiser ce réseau : « les projets ont des hauts et des bas. Le but n’est pas de vivre dans son coin ».  Assurer une dimension politique : représenter et promouvoir le système et l’esprit AMAP auprès des institutions régionales, aussi en tant qu’outil d’éducation populaire.  Être relais pour garantir le respect de la Charte nationale des AMAP (pour que les membres des AMAP ne soient pas seuls sur leur territoire face à l’éventualité de « fausses AMAP »)  Faire le pont avec les partenaires, tels le GABNord, Terre de Liens [3].  Pouvoir aider à la sensibilisation des Amapiens, si le besoin et la demande sont exprimées.

3. Des référents territoriaux pour les AMAP :

Il est proposé que des personnes expérimentées deviennent référents sur les territoires où le système AMAP est implanté. Le référent peut (et même devrait) ne pas être seul sur un même territoire. Le mieux est que ce ou ces référents puissent mobiliser des volontaires autour de lui. Un référent devrait être au minimum un binôme amapien-paysan.

Un référent :  Ne doit pas forcément « avoir réponse à tout » mais savoir aiguiller les demandeurs vers les sources d’informations, ceci en lien avec l’animation régionale et AVENIR (ne pas oublier qu’il existe un réseau Agriculture Paysanne).  Peut accueillir un producteur ou un consommateur sur un site de distribution et/ou de production, et donner les informations et adresses utiles... dans la continuité des Sites Internet régional et national.  Peut être animateur et/ou aider à l’animation d’une réunion si besoin.  Peut promouvoir les AMAP et l’agriculture paysanne auprès des Communautés de communes ou d’agglomération dans les limites du territoire « qu’il se donne ».

On trouvera le référent via le Site Internet, le ou la salarié-e au niveau régional et aussi par le bouche à oreille.

Se sont proposés :  Pour le Bassin Minier du Pas-de-Calais : Lucien Petit et Olivier Ménager, amapiens d’Angres.  Pour l’Avesnois et le Valenciennois : André Ankière, producteur au Favril.  Pour Lille métropole : Olivier Gaya... qui accepte en attendant de trouver quelqu’un d’autre (quelqu’un de Lomme ?). Romuald Botte accepte d’y être référent producteur.  Arrageois ?  Pour 5 arrondissements du littoral Nord et de la Flandre : l’association Transp’Art en CE et un ou plusieurs producteurs en AMAP ?

Certains estiment qu’il ne faut pas trop charger les bénévoles des AMAP et d’autres qu’il faut essayer de les impliquer davantage... Tout cela se fera sur la base du volontariat et nous prenons bien acte du fait que nous devons cibler nos communications. Le site Internet devrait permettre d’éviter certains courriels assez longs avec comptes-rendus, etc. Les informations pour tous seront mises sur le site www.amap5962.org et nous pourrons juste inviter les uns et les autres à aller y jeter un œil... et même à nourrir le site en question (nous n’avons pas eu le temps suffisant pour entrer dans les détails de son fonctionnement possible, comme par exemple l’existence de forums modérés et animés par des bénévoles volontaires).

En dehors de demandes d’outils - guide des pratiques/ mémento de la diversité des démarches, site Internet, cahier trimestriel de témoignages des AMAP, documents de communication (plaquette, références, argumentaires en direction des élus, etc.) et même étude sur le rapport entre prix et contenu des paniers sur la région – nous avons noté également une demande de formation, en particulier pour les référents, cet automne ; une formation conçue à partir des besoins exprimés et retranscrits ci-dessus.

A toutes et tous, merci de votre présence enthousiaste !

Le 8 juillet 2009, Laurence Carré – AVENIR Relu et corrigé par quelques participants à la journée

[1] En gras : ce qui est mentionné comme prioritaire.

[2] Il y a le Site Internet régional des AMAP et pas mal de liens avec les "références" plus ou moins incontournables. Il y aura dès la rentrée une plaquette régionale. Il peut y avoir transmission régulière de l’état des lieux des AMAP et projets en région + du travail mené par la mission AMAP d’AVENIR.

[3] Attention, lien souhaitable au niveau local avec Terre de Liens, via les Groupes locaux lancés par cette association